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La mobilité, une vague verte ?

Dernière mise à jour : 18 janv. 2021

Sur le long terme, le COVID-19 pourrait avoir un impact durable sur la mobilité car en plus de toucher durement le secteur de l’automobile, il entraine des changements environnementaux et des modifications de comportements chez le consommateur.


Introduction

Cette crise représente le choc le plus brutal que l’économie mondiale contemporaine ait connu. Afin d’anticiper de potentielles futures crises, la population épargne / économise ; d’après une étude de McKinsey (société américaine de conseil en gestion), le résultat pourrait se traduire par une diminution de 40 à 50 % de la consommation.


I. La peur des usagers dans les transports en commun

Ce n'est plus le confinement mais la perspective d'un déconfinement qui rend anxieux les usagers des transports en comun. Finalement, on se sent peut-être mieux confiné, chacun dans sa bulle, isolé de ce "nouveau monde" évoqué dans les médias.

Le nombre d'usagers des transports en commun a chuté de 70 à 90% dans les grandes villes du monde. De plus les entreprises de transports sont accablées par l'incertitude économique et également la mise en place des protocoles d'hygiène stricts (masques faciaux obligatoires, prise de tempréature automatisée pour les passagers, ou même restriction du nombre de passagers dans les trains et les gares pour se conformer aux exigences de distanciation).

La reprise d’une vie dite « normale » avec l’utilisation des transports en commun pour se rendre au travail inquiète beaucoup la population. Même si ce sont des images heureuses que nous avons pu voir lors du déconfinement en Chine ou en Espagne, les citoyens commencent à réfléchir sur leur mode de déplacement. En effet, les transports urbains vont progressivement retrouver leur fréquence d’avant crise.

Afin de limiter au maximum les déplacements en transport en commun il est souhaitable de favoriser le télétravail, car même en condamnant un siège sur deux, on imagine mal, et ce particulièrement sur certaines lignes de région parisienne, comment il sera possible de maintenir des distances d’un mètre entre les usagers.

En cas d’utilisation des transports en commun une hygiène rigoureuse et le respect des règles de l’OMS sont très fortement recommandés. Il est également conseillé de limiter les déplacements en transports en communs, et d’utiliser des transports alternatifs comme le vélo, la trottinette, le scooter électrique...


II. La chute du secteur automobile traditionnelle

L’effet le plus immédiat et le plus visible du COVID-19 se situe dans le secteur automobile traditionnel.

Les mastodontes de la mobilité traditionnelle connaissent également des baisses de vente allant de 60 à 70%, et certains acteurs comme celui du co-voiturage ont suspendu leurs services.

En ce qui concerne, l’économie de la mobilité électrique, l'impact du COVID-19 variera d'un pays / continent à l'autre. Par exemple, nous pouvons nous attendre à ce que les ventes de véhicules électriques après la crise rebondissent fortement en Chine, car aujourd’hui, l’économie est redevenue stable et l'augmentation prévue de la part de marché des véhicules électriques est sur la bonne voie.

III. Les alternatives à la voiture

Si l'éloignement physique perdure, les dirigeants des grandes agglomérations pourraient assouplir les réglementations sur la mobilité privée, au moins à court terme, car les citoyens se sentent moins vulnérables dans des véhicules individuels.

Dans le monde entier, les espaces pour les piétons et les cyclistes sont en passe d’être revus par les dirigeants des grandes agglomérations ; par exemple, Bogotá, en Colombie, a ajouté 76 kilomètres de pistes cyclables pour encourager la distanciation sociale. D'autres villes, dont New York, ont fermé plusieurs rues à la circulation des voitures. À Oakland, 10 % des rues au total ont été interdites aux voitures afin que les piétons et les cyclistes puissent rester à un mètre les uns des autres.


Dans les alternatives mises en place par les gouvernements, il y ales EDPM (Engins de déplacement Personnels Motorisés). Les EDPM englobent les trottinettes électriques, les monoroues, les gyropodes, les hoverboards… Ils apportent de nouvelles solutions pour se déplacer au quotidien. Leur présence de plus en plus forte dans les rues et l’espace public permet des déplacements rapides avec une distanciation sociale facile à respecter. Par exemple, en ce qui concerne les trottinettes électriques, les ventes devraient dépasser celles des vélos électriques cette année, d’autant que leur récente intégration au Code de la route a clarifié leur statut. Elles devraient notamment profiter des pistes cyclables installées avec le déconfinement.

Il y a également celle qui se fait appeler désormais « la petite reine » : LA BICYCLETTE. Pour éviter que les habitants ne privilégient leur voiture, de nombreuses villes misent sur la petite reine.

En effet, plusieurs collectivités ont annoncé leur intention de créer des pistes cyclables temporaires afin d'offrir des alternative