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La mobilité en Afrique

Dernière mise à jour : 18 janv. 2021

Introduction

Aujourd’hui, le transport individuel est le mode de déplacement dominant en Afrique et cette évolution a été très rapide. En effet, cela est perçu comme un point important dans la réussite sociale. Au point que par exemple Accra (capitale du Ghana) est surnommée la « go slow ».


Depuis l'introduction des véhicules à moteur dans les années 1930, le taux de motorisation en Afrique a considérablement augmenté, en particulier depuis la libéralisation économique du début des années 1990. Dans une ville comme Nairobi, circuler relève parfois d'un véritable parcours du combattant et ces difficultés coûteraient plus de 1 milliard de dollars de productivité par an à Nairobi, selon l'Autorité des transports de la région métropolitaine de la capitale kényane.


I. Une mauvaise mobilité

Avec plus d’un milliard d’habitants, l’Afrique a grandement besoin de transports en commun opérationnels. Malheureusement, il y a une forte désorganisation au niveau des transports, cela peut se traduire par une dégradation de la qualité du service et une concurrence déloyale voire sauvage entre les exploitants. Les habitants et ceux qui peuvent se le permettre se rabattent sur la voiture individuelle. Et pourtant, il y a une forte insécurité routiére car parfois il manque des infrastructures adéquates et l’espace public est mal utilisé à cause des encombrements (les marchands ambulants, les piétons et les véhicules en circulation ou stationnement se disputent la chaussée et les trottoirs).

Il faut noter également, que le taux de décès sur les routes africaines et quatre fois plus important qu’en Europe. Cela est dû à la vétusté des parcs automobiles, à la dégradation des infrastructures et au non-respect du code de la route.



Le passage au transport collectif est entravé par des considérations économiques fortes : d’une part les politiques industrielles des constructeurs automobiles des pays développés ou non déversent en Afrique leurs véhicules d’occasion à prix cassés ; d’autre part il y a un laisser faire des collectivités locales vis-à-vis du transport artisanal.

Une meilleure articulation entre la mobilité, les transports et les aménagements urbains permettrait de réduire la demande de déplacements, notamment au centre des agglomérations. Les technologies de la communication s’imposent aujourd’hui en Afrique ; il est certain qu’elles auront des effets sur les flux de déplacements, l’orientation et le stationnement des véhicules dans les zones urbaines denses.


L'émergence d’opérateurs privés qui développent une offre de transport alternative, conduit à la création de nouvelles lignes de transport dans les zones isolées ou dans les villages. Un bon exemple est le développement des « cars horaires » (bus partant à heures fixes) au Sénégal, qui relient un village à la capitale toutes les heures, à l'initiative d'entrepreneurs locaux.



II. Le futur de la mobilité

Les smarts cities : Face aux enjeux de développement urbain et de croissance démographique propres aux pays émergents, le concept de smart city est particulièrement prégnant dans les pays d’Afrique, car elle est aujourd’hui le continent qui s’urbanise le plus rapidement.

En 2030, près d’un milliard d’Africains vivront dans des zones urbaines, et le continent devrait atteindre les 2 milliards d’habitants avant 2050, selon la Banque Mondiale. C’est pour cela que la priorité de ces villes futures imaginées est de les désengorger. Les embouteillages qui engendrent une pollution abondante deviennent problématiques pour la santé de ses habitants.

Pour pouvoir se développer correctement dans le futur, allier l’urbanisation au numérique est une des solutions les plus plausibles pour ce continent :

Quelques smart cities africaines :

- L'Innovation City (Rwanda)

- La Silicon Savannah (Kenya)

- Sèmé City (Bénin)

- Hope City (Ghana)